LE SOL
LE NOUVEAU SOL FERTILE VEGETAL ET ASSOCIATIF L’organisation en lanières de ce sol rehaussé (80 cm de terre) nous rappelle le parcellaire de multiples modes culturaux agricoles, ainsi que des jardins ouvriers (le rang, le sillon, les rangées et tout l’ordonnancement nécessaire à une culture vivrière). La « lacération » de la nappe favorise une rationalisation certaine de ce paysage actif et productif et la création d’un véritable foncier associatif pour un partage raisonné. Ainsi, le nombre de bandes occupées et exploitées par chaque association ou collectif, est choisi en fonction des besoins de chaque groupement de personnes. Ce mini-parcellaire facilite et rationalise à l’extrême l’organisation de l’espace et du paysage ici pensé. Chaque lanière possède ses propres plissements, pour l’obtention d’un sol créant mouvement, dynamisme architectural, multiplicité d’espaces et surtout singularité urbaine. Les jardins associatifs et partagés se regroupent sur la partie nord de la nappe, le long de la petite ceinture, là où les mouvements du sol laniéré sont les plus calmes, pour faciliter les cultures et les récoltes ; au sud, les terrasses sont de véritables extensions verticales des différentes activités situées dans la halle (co-working, cantine, ateliers d’artistes, etc.). On s’y restaure, on y expose, se rassemble, on débat et on y crée tous types de rassemblements ; les aires de jeux occupent elles aussi cette nappe, là où les plissements sont les plus exagérés, propices à l’amusement : on obtient alors un terrain de jeux qui s’empare et utilise les divers soulèvements et oscillations du terrain. Enfin, des passerelles, traversées spectaculaires au dessus de la rue universelle permettent des liens nord-sud lisibles par tous à l’échelle du site.